Inciter la société française à se mobiliser contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail. (07/09/2020)

Il s’agit d’un phénomène qui se rencontre dans le monde entier. Très difficile à déceler, il reste méconnu en France. Une forte mobilisation de l’État et de l’opinion publique est nécessaire aujourd’hui.

Les mécanismes de l’esclavage moderne

Les victimes sont le plus souvent des personnes étrangères vulnérables que l’on fait venir en France avec la promesse d’un travail rémunéré. Une fois sur place, passeport confisqué, elles sont soumises à des horaires de travail extrêmement lourds et confrontées à des conditions de travail et d’hébergement contraires à la dignité humaine. Elles peuvent aussi être l’objet de maltraitances psychologiques et physiques. 

Les victimes sous l’emprise de leur employeur, mal nourries et privées de la liberté d’aller et venir, sont invisibles.

L’exploitation par le travail concerne également des personnes françaises, particulièrement vulnérables, notamment en raison d’une déficience intellectuelle ou d’un handicap.

Les exploiteurs ont tous les pouvoirs sur le travailleur. Ils exploitent sa vulnérabilité et son isolement : méconnaissance de la langue et/ou du pays, ignorance de leurs droits, peur inculquée de la police… 

N’ayant nulle part où aller et en situation de faiblesse, les victimes ne peuvent pas s’extraire de leur situation.

Secteurs

Un phénomène invisible et mal reconnu en France

Favoriser la détection des situations d’exploitation
Une des problématiques de la lutte contre l’esclavage moderne est la détection des situations d’exploitation par le travail. Les victimes n’ont pas de contacts extérieurs. L’exploitation et l’emprise s’exercent à l’abri des regards.

L’identification des situations d’exploitation doit s’articuler autour d’un mécanisme national reposant sur des critères spécifiques. Les associations doivent avoir leur mot à dire.

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