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Accueil > L'actualité > A l'affiche > Esclave en France

ALES : ESCLAVE A LA FERME PENDANT TRENTE ANS, SON PATRON CONDAMNE 
par Fabrice Andrès ( Le Midi Libre )
Sans salaire, prestations sociales détournées, comptes vidés, la victime habitait dans un taudis de 12 m2 pendant une trentaine d'années. Son patron condamné à 185 000 €. C'est l'assistante sociale d'une maison de retraite des environs d'Alès, assistée du curateur de la victime, qui a effectué le signalement auprès du procureur de la République. L'enquête des gendarmes a révélé des faits particulièrement sordides. Durant trente ans, un homme, aujourd'hui âgé de 72 ans, a travaillé dans une ferme deSaint-Florent-sur-Auzonnet, au Nord d'Alès, sans recevoir de salaire. Ses courriers administratifs et ses pièces d'identité étaient détenus par les propriétaires, à qui il avait confié une procuration de ses comptes bancaires à son arrivée en 1985.

Un voisin, Paul-Michel Gaultier, devenu curateur de la victime, est encore sous le choc : "J'ai aidé cette famille pendant vingt ans, je leur ai permis de prospérer dans l'horreur. Je me fais le reproche de ne pas avoir vu plus tôt le drame de cet homme, sous mes yeux. Nous sommes intervenus juste à temps pour le sortir de cet enfer." Les conditions de vie de ce qu'il convient d'appeler un esclave, sont "atroces". L'homme vivait dans une cabane, "un taudis fait de planches et de tôles, sans eau courante ni chauffage." Une unique ampoule éclaire “l'habitation” de quatre mètres sur trois.

"Il s'agit d'un cas d'esclavagisme moderne"

Fin 2013, la victime tombe gravement malade. Elle contracte un œdème pulmonaire. C'est à la suite de son hospitalisation, et à son arrivée dans une maison de retraite en février 2014 que sa situation financière intrigue. Il apparaît que sa pension versée par la Carsat, le RSA et l'argent sur son livret A sont prélevés par le couple de Thénardier moderne. "Je travaillais tous les jours, toute l'année, assure la victime aux gendarmes. Je faisais partie de la famille. Je n'ai aucune colère." L'homme considéré par l'expert psychiatre comme rustre, ne souffre d'aucune pathologie mentale. "Comme tout esclave, il a adhéré aux volontés de son maître, jusqu'à prendre sa défense", note le curateur. ....

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