CCEM

107, avenue Parmentier 75011 PARIS
Tél.: 01 44 52 88 90 NOUS CONTACTER

S'inscrire à la newsletter :

Fermer Contrôle de sécurité
Entrez les numéros ci-contre:

Galerie Vidéos

OIT: 40 millions d'esclaves dans le monde

› Voir toutes les vidéos

Galerie Photos

L'Assemblée Nationale

› Voir toutes les photos

Accueil > L'actualité > Revue de presse > 26 juillet 2014

"Vous les domestiques, vous êtes comme des ordures pour nous"
Devant un hangar de l'aéroport d'Antananarivo, Herinirina attend le corps de sa femme qui arrive d'Arabie saoudite. Elle faisait partie des nombreuses domestiques malgaches qui disent avoir été réduites en esclavage dans le Golfe. 

En effet, comme des dizaines de milliers de Malgaches depuis une quinzaine d'années, Solange, 34 ans, avait quitté Madagascar pour travailler dans une famille. Elle est morte le 26 janvier, moins d'un an après son arrivée, d'un arrêt cardiaque sans cause apparente selon le rapport médical saoudien qui cite « la volonté de Dieu ». Pourtant, elle avait lancé un appel de détresse un mois avant sa mort. « Lors du dernier contact téléphonique, elle a dit : Je ne sais pas où je suis, ni quelle est mon adresse. Je ne serai bientôt plus parmi vous, prenez soin de nos deux enfants », explique Herinirina, qui a porté plainte.

« Madagascar est un exemple parmi d'autres en Afrique », note le porte-parole de l'Organisation internationale du travail à Genève, Hans von Rohland. « Un rapport récent de l'OIT sur l'Éthiopie montre que le trafic d'Éthiopiens vers le Moyen-Orient et le Soudan est un phénomène important », ajoute-t-il. Plus largement, le Bangladesh, l'Indonésie, le Sri Lanka, les Philippines ou le Népal fournissent des milliers d'ouvriers ou d'employés de maison aux pays du Golfe. Et les organisations de défense des droits de l'homme dénoncent régulièrement les mauvais traitements et même les tortures.

« Mon patron m'a jeté du Clorox (un produit ménager) et de l'acide sur les yeux. J'ai dit à ma patronne que je voulais aller à l'hôpital, mais elle n'a pas voulu et a dit qu'il fallait que je travaille, que je le veuille ou non, malade ou pas », raconte ainsi Zitale Nirina, 39 ans, revenue à Madagascar. « Je commençais le travail à 06h00, je déjeunais à 15h00 et je me couchais à 02h00 du matin. » « On me traitait comme une esclave, comme un chien. Mon patron me disait : Vous les domestiques, vous êtes comme des ordures pour nous », ajoute Annick, 20 ans, revenue du Koweït.

De ce fait, le gouvernement malgache a décidé l'an dernier de suspendre l'envoi de travailleurs migrants dans les pays « à risque », mais un réseau d'agences de recrutement continue d'envoyer des domestiques en toute impunité. Lire la suite sur le site de L'Orient le Jour


0 commentaire
Ajouter un commentaire
Imprimer
le partenaire des médias