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Accueil > L'actualité > Revue de presse > 31 décembre 2013

Nouakchott (AFP) - Les crimes d'esclavage en Mauritanie seront désormais jugés par un tribunal spécial créé pour aider à éradiquer une pratique encore courante dans ce pays malgré son abolition en 1981.

Le Conseil supérieur de la magistrature, une instance présidée par le chef de l'Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, chargée notamment de l'organisation judiciaire, "réuni lundi, a décidé de la création d'un tribunal pour juger les crimes d'esclavage", rapporte l'Agence mauritanienne d'information (AMI, officielle).

La pratique de l'esclavage est, depuis une réforme de la Constitution en 2012, considérée comme un crime en Mauritanie, mais était jusqu'ici jugée par des tribunaux ordinaires.

La création de ce tribunal spécial pour les crimes d'esclavage intervient après la mise en place en mars d'une agence nationale chargée de financer des micro projets en faveur des anciens esclaves.

Il "ne manquait pas de juridiction pour juger ces crimes, mais plutôt la volonté politique d'appliquer les textes existant", a déclaré à la presse Biram Ould Dah, président de l'Initiative pour la résurgence de la lutte contre l'esclavage (Ira), organisation anti-esclavagiste.

L'esclavage est un sujet particulièrement sensible en Mauritanie où des ONG anti-esclavagistes sont très actives, notamment SOS Esclaves et l'Ira, auxquelles la loi accorde le droit de dénoncer les esclavagistes et d'accompagner les victimes.

L'esclavage est officiellement interdit depuis 1981 en Mauritanie, mais cette pratique perdure néanmoins dans un pays composé de communautés diverses, dont les Maures et les Négro-mauritaniens.

Depuis 2007, les personnes reconnues coupables d'esclavagisme encourent des peines pouvant aller jusqu'à dix ans de prison.

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