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Accueil > L'actualité > Revue de presse > 24 novembre 2013

UNE NOUVELLE LOI

Theresa May, ministre de l’Intérieur, a annoncé qu’elle va accélérer l’examen d’une nouvelle loi sur l’esclavage moderne, prévue avant la révélation de l’histoire de Londres, qui devrait durcir les peines pour les coupables.

5 fois plus d’appels de détresse par jour sont parvenus à Freedom Charity depuis le début de l’affaire, selon Aneeta Prem, fondatrice de l’organisation caritative.

Captives de Londres : une soumission sans retenue

Les trois femmes, une Malaisienne de 69 ans, une Irlandaise de 57 ans et une Britannique de 30 ans, semblent avoir été soumises à un lavage de cerveau, les maintenant en état de soumission mentale auprès d’un couple non marié, un homme d’origine indienne et une femme d’origine tanzanienne, tous deux âgés de 67 ans et arrivés au Royaume-Uni dans les années 60.

«Idéologie».«Nous pensons que des abus physiques et mentaux ont été au cœur de la vie des trois victimes»,a indiqué le commandant Steve Rodhouse de Scotland Yard, mais l’enquête«prendra un temps considérable».Les deux victimes les plus âgées auraient rencontré leurs bourreaux lors de réunions politiques d’inspiration marxiste dans les années 60. «Ils semblent avoir partagé initialement la même idéologie»,avancent les enquêteurs. Cela les aurait conduits à décider de vivre ensemble dans une forme de«communauté». Le couple de suspects avait d’ailleurs été arrêté, dans les années 70, probablement en raison de ces affiliations.

Pour une raison inconnue,«la communauté a pris fin et les femmes ont continué à vivre avec les suspects»,a ajouté Steve Rodhouse. Et c’est là que l’enquête se complique. Celles-ci ne semblent pas avoir été physiquement enfermées ou empêchées de sortir. Elles étaient même vues régulièrement dans la rue, avec leurs geôliers. Comme souvent, les voisins de cet immeuble récent du district de Lambeth, dans le sud de Londres, ne se sont rendu compte de rien. Et n’en reviennent pas. Tout juste ont-ils parfois pensé qu’il s’agissait d’une famille un peu«dysfonctionnelle».

«Je ne pense pas que l’on puisse parler réellement de secte. Mais peut-être de quelque chose de ressemblant à une secte,a déclaré Tessa Jowell, députée travailliste de la circonscription.Il s’agit d’une situation bizarre, d’une histoire unique et inhabituelle, mais la contrainte et la peur ne son pas différentes de ce que beaucoup de femmes vulnérables expérimentent lorsqu’elles ne peuvent mettre fin à une relation violente, parce que la terreur, la dépendance et les terribles abus sont devenus la norme[dans leur vie].» La jeune femme de 30 ans dispose d’un acte de naissance, mais d’aucun autre papier d’identification. Elle pourrait être la fille de l’Irlandaise de 57 ans et du suspect de 67 ans, ce que devraient confirmer les analyses ADN. Jamais scolarisée, elle lit et écrit, et est«très intelligente»,a affirmé Aneeta Prem, fondatrice de l’organisation caritative Freedom Charity, grâce à qui les femmes ont été libérées.

Négociations.Début octobre, un documentaire,Forced to Marry,est diffusé sur la chaîne ITV...

Lire la suitede l'article de Sonia Delesalle-Stolper sur le site de Libération

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