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Accueil > L'actualité > Revue de presse > Un couple condamné à Châteaulin (29)

vendredi 03 février 2012 Ouest France

 Une histoire d'« esclavage moderne » au tribunal de Châteaulin dans le Finistère

"C'est en tout cas ce que pense l'avocate de l'accusation. Un couple châteaulinois aurait profité d'un homme handicapé de 38 ans.

Sur le banc des accusés, un couple de Châteaulin. Elle, 39 ans, est poursuivie pour abus frauduleux de l'ignorance ou de la faiblesse d'une personne vulnérable. Lui, 50 ans, pour recel. Ils auraient pendant plus de dix-sept ans profité de la faiblesse d'un homme handicapé de 38 ans.

L'homme s'est installé en 1994 chez ce couple, parent de six enfants. Au début, tout se passe bien. Mais très vite, « les choses dérapent », commente le président. Bénéficiaire de la Cotorep, il bénéficie d'une allocation de 652 €. Argent vite récupéré par la femme qui produit alors une fausse procuration en imitant sa signature. « C'était pour nourrir la famille », justifie-t-elle.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. La belle-soeur de la famille bat régulièrement la victime. Des coups de poing, des coups de coude sont régulièrement donnés. À tel point qu'il perd une partie de ses dents.

« Une grosse bêtise »

« Pourquoi ce régime de faveur ? Personne d'autre n'a perdu de dents dans la famille ? », demande le président. À la barre des accusés, le couple est penaud. « C'est pas bien, c'est pas honnête (sic) », reconnaît, tête basse, la femme. « Ils n'arrêtaient pas tous les deux ! », tente de justifier le mari. À demi-mot, il avoue : « C'est une grosse bêtise. »

« Ils ont fait ce qu'ils pouvaient. Ils n'avaient pas d'argent ces gens ! », plaide leur avocat. « Non seulement ils ont profité de lui financièrement, mais il faisait tout à la maison », rappelle l'avocate de la victime, aujourd'hui sous curatelle renforcée. « On est plus dans de l'esclavage moderne ! »

Le tribunal les a condamnés tous les deux à 24 mois de prison avec sursis, 5 000 € de dommages et intérêts pour préjudice financier et 4 000 € pour préjudice moral, pour des faits commis entre 2006 et 2009. L'avocate générale avait requis 18 mois d'emprisonnement dont neuf assortis du sursis et mise à l'épreuve".

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