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Accueil > L'esclavage aujourd'hui > La traite des êtres humains > Les chiffres et les enjeux

     Que est-ce que la traite des êtres humains ?

     C’est le fait de recruter, de déplacer des personnes et de les assujettir et les faire travailler contre leur volonté en utilisant la tromperie, la contrainte et/ou la violence. Cette traite peut être internationale, mais elle existe aussi à l’intérieur des Etats, sur tous les continents. Il ne faut pas confondre la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants. Le trafic consiste à faire traverser une ou des frontières contre une somme d’argent mais à l’arrivée la personne est libre alors que la traite implique que, à l’arrivée il y aura travail forcé ou exploitation sexuelle. Le fait que les victimes de la traite aient éventuellement donné leur consentement au départ ne change rien.

     La traite des êtres humains constitue le 3ème trafic criminel le plus lucratif dans le monde après la drogue et les armes. Il est très difficile de chiffrer l’étendue de cette pratique criminelle, à laquelle sont soumises des victimes sans voix ni visibilité. L’ONUDC (Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime) estime en 2011 que, en Europe seule, la traite des êtes humains génère plus de 2 milliards d’euros par an. Selon le patron de Europol, elle concernerait 270 000 personnes sur notre continent. Dans le monde, les criminels qui l’organisent empochent chaque année plus de 23 milliards d’euros par an (source Onu) et 2,5 millions de personnes y sont soumises (source OIT, Organisation internationale du travail).

    Le mécanisme de la traite des êtres humains est connu : au départ, il y a le rêve d’un avenir meilleur dans un autre pays, la promesse d’un travail bien rémunéré, l’endettement auprès de la famille ou des amis pour payer le voyage ; à l’arrivée, après avoir découvert la tromperie, -le travail promis n’existe pas-, cette main d’œuvre clandestine se retrouve assujettie, par la contrainte ou par la violence,à un travail forcé et à des conditions de vie indignes qu’elle ne peut dénoncer à la police sans risques de représailles. L’exploitation sexuelle et la prostitution forcée de femmes et d’enfants en sont les formes les plus connues. Mais le travail forcé, comme les formes contemporaines d’esclavage et de servitude, est aussi présent dans l’agriculture, les mines, les fabriques, les usines de transformation et de conditionnement ainsi que le travail domestique. La TEH concerne aussi la mendicité forcée, le mariage forcé et le trafic d’organes. Elle évolue en permanence en fonction des législations et des régimes politiques des différents pays. 
      En Europe, la forme la plus connue de traite des êtres humains est la prostitution forcée. Les victimes – femmes et enfants - sont originaires d’Europe Centrale et des pays de l’Est, mais aussi d’Asie et d’Afrique. Leur vulnérabilité est très importante en raison de la pauvreté, l’exclusion, les discriminations et les situations irrégulières au regard des législations des pays d’arrivée. Mais le travail forcé, l’asservissement des domestiques et la mendicité forcée sont aussi présents. 
( Affiche Europe Unie contre l'esclavage,  Mervin Kurlansky )

   

     L'histoire des soeurs Gutu:    Ces deux jeunes filles pensaient partir travailler en Turquie. Une fois sur place, elles ont été  battues et contraintes de se prostituer. Ayant réussi à s'échapper après plusieurs mois de prostitution forcée, elles sont rentrées chez elles, en Moldavie. Avec l'aide d'une association, elles ont intenté un procès contre le trafiquant qui les avaient emmenées. Il a été condamné et emprisonné.Elles ont raconté leur histoire dans le film de la réalisatrice norvégienne Tina Davis "Modern Slavery". (photo tirée du film)


 



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