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Accueil > L'esclavage aujourd'hui > La traite des êtres humains > Agir contre la traite

    Pour la première fois en France, en décembre 2010, un couple a été condamné pour traite des êtres humains dans une affaire de servitude domestiqueen vertu de l’article 225-4-1 du Code pénal qui date de 2007. La plaignante, Fatou, soutenue par le Comité contre l’esclavage moderne, avait travaillé dans des conditions de servitude pendant trente ans à leur domicile, au Sénégal, en Espagne et en région lyonnaise. Mais, en Europe, la plupart des affaires de la traite des êtres humains concernent la prostitution forcée.

    Vingt quatre associations, dont le Comité contre l’esclavage moderne, se sont réunies dans le collectif «Ensemble contre la traite des êtres humains». Son but ? Suivre et améliorer les procédures françaises didentification et de protection effective des victimes de la traite, repérer et partager les bonnes pratiques dans le domaine de la prévention, et faire pression sur les pouvoirs publics pour une meilleure application de la loi française et des conventions internationales.

La communauté internationale se mobilise depuis des années pour combattre ce phénomène mondial. En novembre 2000, la branche de l’Onu chargée de la criminalité organisée transnationale a adopté le Protocole de Palerme, afin de prévenir et de réprimer ces pratiques. Depuis 2004, une directive européenne demande aux Etats membres de l'Union Européenne de donner un titre de séjour de courte durée aux victimes de traite prêtes à collaborer avec les autorités. En 2005 le Conseil de l’Europe a adopté la Convention de Varsovieratifiée par la France en 2008, qui complète cet arsenal de lutte contre la Traite Reste la question de son application…

     En France, un Plan d’action national de la lutte contre la Traite des êtres humains a été élaboré par un groupe de travail – ONG et pouvoirs publics- piloté par les ministères de l’Intérieur et de la Justice. Le Comité contre l’esclavage moderne a participé à ces travaux.. Mais ce plan n’est toujours pas opérationnel. La politique actuelle concernant l’immigration rend encore plus difficile la protection des victimes de la traite. Elles sont souvent assimilées à des migrants illégaux. Par ailleurs, des mineurs forcés de voler ou de mendier sont  régulièrement perçus comme des délinquants et non comme des victimes de la traite.

(Affiche Mervin Kurlansky, détail.)


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