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Accueil > L'actualité > Revue de presse > 23 avril 2018

Au Liban, au Brésil, en Tunisie ou en RDC : les forçats du travail

TEMOIGNAGES. Le 24 avril 2013, 1 138 ouvriers du textile trouvaient la mort dans l’effondrement du Rana Plaza, au Bangladesh. Aujourd’hui, plus de 25 millions de personnes à travers le monde sont encore victimes de travail forcé.La Croix a voulu donner la parole à quatre d’entre eux, entre le Liban, le Brésil, la Tunisie et la République démocratique du Congo.Employée de maison au Liban

La jeune Éthiopienne de 21 ans a travaillé huit mois au Liban, comme employée de maison dans une famille qui lui a fait subir un véritable enfer.

Yannet raconte : « Je suis arrivée au Liban il y a un peu moins d’un an. J’avais trouvé un travail par une agence à Addis-Abeba dont une amie m’avait parlé. On m’avait promis plus de 1 000 dollars par mois et je pensais envoyer une partie de l’argent à mes parents. J’ai été placée dans une famille à Beyrouth. Il y avait un couple, leurs trois enfants et le grand-père. L’appartement était très grand mais ils m’ont dit de dormir sur le balcon, à même le sol. Il fallait que je m’occupe de tout : de la cuisine, du ménage, des courses, des enfants, du vieux monsieur. Parfois, je terminais la journée à 3 heures du matin pour recommencer le lendemain à 6 heures. Je n’ai jamais eu un seul jour de congé. La dame me criait tout le temps dessus. Elle me reprochait d’être bête et de ne pas parler arabe.

Après un mois, ils m’ont donné 150 dollars. J’ai protesté mais la femme s’est énervée et m’a frappée au visage. Puis tout est allé de mal en pis. Je n’avais plus le droit de sortir seule et ils ne m’ont plus jamais payée. Je ne pouvais rien faire car ils gardaient mon passeport. Les enfants étaient très agités. Au début, le grand-père était gentil mais un jour il a tenté de m’agresser sexuellement. J’ai hurlé. La femme a dit que c’était de ma faute et pour me punir, m’a rasé le crâne. Un soir, j’ai essayé de m’enfuir mais ils m’ont rattrapée et battue, j’ai eu des marques pendant plusieurs semaines.

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