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Accueil > L'actualité > Revue de presse > 20 juillet 2017

Des Nord-Coréens ont préparé le Mondial 2018 en Russie: "Comme des prisonniers de guerre"

Pour construire les stades qui doivent accueillir la Coupe du monde de football 2018, la Russie a embauché des travailleurs venus de Corée du Nord dans des conditions “proches de l’esclavage”, assure ce journaliste deThe Observer, qui a mené l’enquête sur place.

En février, à l’ouverture test du stade Zenit Arena de Saint-Pétersbourg, les 10 000 spectateurs ont pu voir des courses de voitures, des numéros de voltige à moto et des spectacles de danse, ainsi qu’un ours dressé, présenté comme “le plus grand héros de Russie”. Mais au cours de cette cérémonie patriotique, nul n’est venu rappeler que le stade où la Russie a donné le coup d’envoi de la Coupe des confédérations a été construit principalement par des travailleurs immigrés venus d’Asie, et notamment de l’un des pays les plus répressifs de la planète, la Corée du Nord.

Un sous-traitant qui tient à garder l’anonymat affirme qu’au moins 190 Nord-Coréens “opprimés” ont fait des journées très longues sans congés entre août et novembre de l’année dernière, et que l’un d’entre eux, un homme de 47 ans, est mort sur le chantier. “Ces gars-là ont peur de parler aux gens, a noté le sous-traitant. Ils ne regardent personne. On dirait des prisonniers de guerre.”

Un salarié d’une société d’État nord-coréenne qui envoie des travailleurs en Russie a déclaré à The Observer sur un chantier de Saint-Pétersbourg que les hommes faisaient souvent de très longues journées et devaient verser une partie de leur salaire au régime de Pyongyang afin de “contribuer à la défense du pays”, ce qui comprend son programme d’armement nucléaire.

Des dizaines de milliers de travailleurs nord-coréens en Russie travaillent souvent dans des “conditions proches de l’esclavage”, selon Marzuki Darusman, rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme en République populaire démocratique de Corée. Les sociétés qui les embauchent “se rendent complices d’un système inacceptable de travail forcé”.

Bien qu’une loi adoptée en Russie en 2013 exempte les employeurs des chantiers de la Coupe du monde d’une bonne partie des garanties du Code du travail russe, le travail des Nord-Coréens sur le stade remet en cause les engagements de ... Lire la suite sur Courrier Internationa



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