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Accueil > L'actualité > A l'affiche > Princesses du Conrad

Huit princesses des Émirats arabes unis ont été jugées à Bruxelles pour esclavage moderne sur leurs domestiques logées dans un grand hôtel. C’est une histoire qu’on croirait sortie d’un film. Pourtant elle a été entendue par le tribunal correctionnel de Bruxelles les 10 et 11 mai 2017. Jugement le 23 juin.

Le lieu : le 4eme étage d’un des plus grands hôtels de Bruxelles : le Conrad qui a depuis changé de nom

Les protagonistes : la veuve d’un émir des Emirats arabes unis et ses sept filles. Ainsi qu’une vingtaine de femmes de différentes nationalités (philippines, érythréennes, soudanaises, indonésiennes, irakiennes…) traitées comme des esclaves par les richissimes « Princesses du Conrad ».

Selon un journal belge, ces dernières avaient loué en 2007 et 2008 un étage entier du Conrad, soit 53 chambres dont une suite royale pour 15 millions d’euros. Le 1er juillet 2008, 40 policiers belges s’y sont rendus pour faire sortir les jeunes femmes exploitées pendant plusieurs mois, passeports confisqués, travaillant 20 heures par jour, dormant dans les couloirs, très peu ou pas payées et surveillées par 4 gardes.

Alors commencèrent des années de procédure pour que leurs « maîtresses » et leur majordome soient traduits devant la justice pour traite des êtres humains, séquestration, traitements dégradants et inhumains. C’est donc chose faite depuis le 10 mai. Dix huit mois de prison on été requis ainsi que des amendes et des dommages et intérêts pour une somme globale de 1 897 500 €. La décision du tribunal sera connue à la fin du mois de juin. Bien sûr les princesses elles mêmes ne se sont pas présentées devant le tribunal à Bruxelles où elles étaient représentées par leurs avocats.

Mais c’est la toute première fois que les membres des grandes familles des pays du Golfe Persique sont traités comme des citoyens ordinaires ayant à rendre des comptes devant la Justice pour de tels agissements. En France, le Comité contre l'esclavage moderne a toujours constaté que quand des ressortissants de ces pays sont coupables des mêmes faits, ils repartent dans leur pays sans qu’aucune action ne soit entamée contre eux.


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