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Accueil > L'actualité > Revue de presse > 25 novembre 2016

Justice Une affaire d'esclavagisme moderne présumé au tribunal de Bourges

Un habitant de Neuvy-sur-Barangeon, âgé de 75 ans, est poursuivi pour emploi d’un étranger non muni d’une autorisation de travail, exécution de travail dissimulé et rétribution inexistante ou insuffisante du travail d’une personne vulnérable ou dépendante. Ces infractions sont soulevées par le parquet de Bourges, après une plainte d’un Ivoirien de 40 ans et une enquête.

Par citation directe (c’est-à-dire sans passer par le parquet), le Comité contre l’esclavage moderne (CCEM) a décidé de poursuivre le septuagénaire pour traite d’être humain commise en échange d’une rémunération ou d’un avantage et soumission d’une personne vulnérable ou dépendante à des conditions de travail indignes, ainsi que pour les délits déjà soulevés par le parquet. Le CCEM compte donc convaincre les juges de l’existence d’un esclavagisme moderne. La victime travaillait pour un couple de Français expatriés en Côte-d’Ivoire. Selon le CCEM, il venait de temps en temps à Neuvy pour s’occuper de la propriété française de ses employeurs. 

À partir de 2011, il se serait installé définitivement avec eux lors de leur retour à Neuvy-sur-Barangeon. Selon le CCEM, « véritable “homme à tout faire”, il travaillait en moyenne de 8 heures à 21 heures, six jours sur sept et un dimanche sur deux, sans congés. En contrepartie, de juillet à décembre 2011, il n’a perçu aucune rémunération pour le travail effectué. Entre janvier 2012 et novembre 2013, il a perçu l’équivalent de 795 euros par mois. » 

Son épouse étant décédée en 2012, seul l’employeur sera jugé vendredi après-midi. Son avocate n’a pas souhaité s’exprimer avant le procès.

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