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Accueil > L'actualité > Revue de presse > 20 août 2016

Treize militants anti esclavagistes ont été condamnés, jeudi 18 août, par la cour criminelle de Nouakchott, à des peines allant de trois à quinze ans de prison ferme. Tous membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), ils sont accusés d’avoir commis des violences contre les forces de l’ordre lors d’une manifestation. Leurs avocats dénoncent, eux, une nouvelle vague de répression visant l’ONG.(...) 

Ces sentences s’ajoutent à plusieurs autres prononcées ces dernières années contre des militants de l’IRA, l’un des principaux mouvements de lutte contre l’esclavage en Mauritanie. En janvier 2015, le président de l’organisation, Biram Dah Abeid, ainsi qu’un autre membre avaient été condamnés à deux ans de prison pour appartenance à une organisation non reconnue et violences contre les forces de l’ordre. Leur libération a été ordonnée le 17 mai après dix-huit mois d’enfermement.

L’esclavage aboli en 1981

L’attitude des autorités vis-à-vis de l’esclavage, officiellement aboli en 1981 mais qui n’a pas disparu du pays, est pour le moins complexe. Elles ne cessent de plaider leur bonne foi et ont effectivement fait évoluerr la législation : une nouvelle loi adoptée en août 2015 en a ainsi fait un crime contre l’humanité et a alourdi les peines possibles jusqu’à vingt ans de prison. Mais, dans le même temps, les condamnations contre des militants se sont multipliées : l’IRA n’est pas reconnue – alors que son président avait été autorisé à se présenter contre l’actuel chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, lors de la présidentielle de juin 2014 – et, si les lois du pays sont claires, les condamnations contre les coupables d’esclavage restent rares.

lire l'intégralité de l'article de Charlotte Bozonnet sur le site du Monde



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