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Dans les pays occidentaux, la Suisse et la Grande-Bretagne ont été les premiers à dénoncer l’esclavage domestique. La Suisse parce que des victimes ont été identifiées au sein de la très grande communauté diplomatique qui vit à Genève. La Grande Bretagne car de nombreux habitants originaires du Golfe Persique y ont élu domicile dans les années 1980 et « importé » ces pratiques répandues dans leurs pays. Une princesse a ainsi été condamnée dans les années 1990 pour avoir martyrisé une de ses domestiques. A Londres, la plus vieille ONG du monde, Anti-Slavery International, lutte depuis 1839 contre l’esclavage et se consacre aujourd’hui à la lutte contre toutes les formes d’esclavage contemporain, mais c’est l’association Kalayaan qui prend en charge les victimes.
Après la création du Comité contre l’esclavage moderne en France, d’autres pays européens se sont penchés sur ce drame. Beaucoup d’ONG sont nées pour aider les victimes asservies. En Italie, en Autriche, en Belgique, en Espagne, au Portugal, en Allemagne.. Aux Etats-Unis, des cas de servitude domestique sont réprimés, souvent plus lourdement que en Europe, y compris dans les milieux diplomatiques.
Au Maroc, la situation très grave des « petites bonnes », des enfants domestiques exploitées par de nombreuses familles, est dénoncée par les défenseurs des droits des enfants. Plus loin de nous, c’est au Liban qu’on éclaté de très nombreux scandales liés à l’esclavage domestique. Recrutées à Madagascar, en Asie du Sud-Est, ou dans la Corne de l’Afrique par des agences de placement malveillantes, plusieurs dizaines de milliers de «bonnes» ont vécu des situations d’exploitation dramatiques sans que la police ou la justice libanaises interviennent.
En Arabie Saoudite et dans les autres pays du Golfe Persique, ces pratiques d’asservissement sont la règle. De nombreuses « agences de placement » recrutent des domestiques aux Philippines, en Inde, au Sri Lanka, pour leurs clients du Golfe. Les conditions de vie et de travail y sont souvent très difficiles et les recours inexistants.
(photo Lucie Pettre in Esclaves Encore )
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